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Anecdotes -
Vous
souhaitez raconter un souvenir qui vous a marqué !
Envoyez-moi un mail :
landelle@wanadoo.fr
Seul impératif : Rester soft
et attention au "Secret Défense" !
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Concernant le
site web |
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Lettre reçue le 12 mai
2006
Écrite par l'Amiral (R)
Philippe De Gaulle
Ancien Commandant de
l'escadre de l'Atlantique

Avec mention de son
passage à bord du TCD Orage |
Lettre reçue le 5
décembre 2006
Écrite par Mme Michèle
ALLIOT-MARIE
Ministre de la Défense
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29 juin 2007 / Radier
du TCD Orage
Votre webmaster,
Encadré par le
VAE Sautter (ALFAN
2007) et VAE Dumontet
(ALFAN précédent -
Ancien EV1 1971 Orage)
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Lettre reçue le 11
avril 2007
Élysée - État-major
particulier
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Diplôme reçu par votre
Webmaster
Juin 2008
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Lettre reçue en 2007
Écrite par Mr Morin
Ministre de la Défense
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Concernant le
TCD Orage |
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1985, des marrantes,
comme le matelot tombé a la mer dans le goulet !
C'était le vsl pâtissier, qui aprés dirons-nous un
léger différent avec le commandant en second Le
CF HAMIDI (je le sait son bureau était en face de
ma cabine , dans la coursive officier) était partit
se mettre en grande tenue , puis plage arrière,
pour sauter et rentrer chez lui a Camaret. D'autre
moins drôle concernant par exemple une évacuation
sanitaire d'un marin espagnol (coupure de presse
automne 85) ou malheureusement avec le Médecin je
me suis occupé du blessé (il avait reçu une poulie
et le câble de sont chalut en pleine Face. Malgré
notre jeunesse et notre inexpérience avec le médecin
dont c'était le premier poste après ses études
nous nous étions dominés face a l'horreur de ses
blessures pour le soulager et lui faire tenir le
coup jusqu'a ce qu'un hélico puisse l'emmener sur le
continent Je crois me souvenir avoir scotché ses
papier d'identité sur sa poitrine en pensant au
chirurgien qui le prendrait en charge.... L'
article de col bleu relatant l'histoire ne fait
allusion qu'a l'experience des élèves de navale
présent a bord sur une vraie EVASAN, Les Vraies
leçons, ce furent le jeune Médecin et moi Même qui
les reçurent .
Aspirant Eric Favier -
1985-1986 |
Naissance à Bord - 1972

Remerciements - Jean
Mioche - Ancien Commandant |
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Lire le commentaire du
CSD
Feuille service 8
novembre 1978

Remerciements Sylvain
Touret |
J'étais timonier et
notre passage a Caracas au Vénézuela en 1976 a été
marqué par une de mes frasques peu honorables.. Ce
jour là, nous devions appareiller très tôt le matin,
or j'avais passé la nuit à faire la fête avec mes
potes , invité par un vénézuelien d'origine
espagnole dans plusieurs boites de nuit notamment El
Golpe de bonne réputation la bas.. Nous avions abusé
du whisky et nous étions deja rentrés a bord en
retard et très fatigués.. or ce jour la, j'étais
timonier de service et il a fallu répondre au salut
d'un navire japonais qui arrivait au port.. Au lieu
de tirer sur la drisse pour la faire descendre, j'ai
tiré dans le mauvais sens, du coup , la drisse est
restée coincée dans la mature , s'est cassée et est
tombée sur la passerelle au pieds de notre
commandant provoquant sa colère bien sur... Il a
fallu répondre aux japonais en scott ce qui m'a
valu des jours de "retenue" a bord.. et la risée de
tout l'équipage au garde à vous sur le pont d'envol
pour le salut habituel! Certains se souviendront
peut être de ce coup fumant....
Marc Dreano |
Octobre 71 lors de
l'évacuation sanitaire du Maître LEGUEN, j'ai
été mis à terre avec le Cdt en Second pour lui
servir d'interprète en espagnol avec les
militaires locaux équatoriens. En 70 j'ai acheté
avec le s/m bosco Voitichouk un tandem que nous
avons emmené en Polynésie. Nous avons fait la
une de FR3 Tahiti après avoir couru. La course
du tour de Bora Bora qui servait à élire le
champion de Tahiti. Ce tandem était une pièce de
musée car il y avait dessus une grosse lampe qui
faisait code phare. Nous avions fini la course
6ième sur 25 coureurs au départ, les autres
avaient abandonnés. Les Tahitiens appelaient le
tandem, le vélo collé. J'avais acheté également
à Papeete un hors bord (coque chinoise avec un
Mercury de 50 CV.)qui un beau jour est rentré
dans l'Orage avec le bosco Voitichouk en plein
milieu du lagon de Mururoa. On l'avait récupéré
avec les plongeurs du bord. Quand j'ai débarqué
je l'avais vendu au Carré Officiers Mariniers.
Le tandem lui, j'avais appris qu'il avait été
volé lors d'une escale en Martinique quelques
années après.
Ibargaray serge s/m
radio
|
DESSINS



Remerciements Johann
Migalski |
|
"Lorsque j'ai eu mon
affectation à Hourtin pour l'orage,l'un des gradés
m'as dit :"t'arrive lundi matin ,8H sur l'orage,mardi
tu pars pour 3 mois !!" ...
j'ai passé le week-end à faire la piste et à dire au
revoir à tous mes potes.......pour arriver le lundi
à Brest et apprendre que le TCD Orage était en cale
sèche jusqu'en février ... (soit plusieurs mois) !
Fred Gueguen (à bord de
11/92 à 08/93) |
J'étais affecté au
service propulsion et je suis le papa d' Astérix
et Obelix peint sur les moteurs ainsi baptisés ,
d'autres dessins sur l'adoucisseur, et épurateur
d'huile je crois !
Quelques collègues
m'ont aidé bien sur.
A l'époque les moteurs
étaient en rodage et l'idée nous est venue
de les baptiser ASTÉRIX (moteur tribord) et
OBELIX (moteur babord). le Maitre Lepape et
le s/m Tullier était de la partie il me
semble.
Je ne me souviens plus
trop mais une bonne partie des personnages
de la bande dessinée figuraient sur les
pièces essentielles des 2 salles
machine cela avait plut au LV Berthelé.
Francis Etienne (A
bord de 1970 à 1972)
|
|
7 janvier 1995
Cols Bleus

Sacré Ballon
Remerciements Dominique
Duriez |
Cherchez l'erreur !
Cols Bleus

12 avril 1997 (Extrait)
Remerciements Dominique
Duriez |
"Quand j'ai eu mon
affectation à Hourtin pour Brest, j'avais
demandé à être embarqué à tout prix, je le fus
alors sur l'Ouragan. Quand je suis arrivé le
Lundi matin à l'Arsenal de Brest, le bateau sur
lequel je devais être était à Dakar au Sénégal
!!!
Ils m'ont alors mis
"en subsistance" sur l'Orage jusqu'a que
l'Ouragan revienne sur Brest.
Je suis donc
resté en "IPER" jusqu'au mois de Mars 2003 (Fred.G
le confirme dans son anecdote).
Mais la
situation qui se profilait ne me plaisait pas du
tout car sur l'Orage je ne naviguerais pas
jusqu'à Mars et quand l'Ouragan reviendrait, il
devrait à son tour rester en IPER, donc au
final, j'aurais fait 2 bateaux identiques sans
naviguer 1 seule journée !!!! avec 10 mois d'IPER
!!!!
J'ai eu de la
chance alors car ma "spé" était "Elec" et 2
appelés de cette compagnie quittaient le navire
avant le mois de Mars, j'ai insisté auprès
de mon "Cipal" pour rester (j'avais mis les
bouchées doubles pour faire mes preuves !) et
c'est comme cela que j'ai été affecté
définitivement sur l'Orage. Et le reste, c'est
que du bonheur jusqu'à la fin de ma période !
Bruno Tys (à bord
de novembre 1992 à août 1993)
|
C ette
anecdote est à savoir
Aux
Acores 1968 première escale lors du départ vers
Tahiti, le bateau cette année la n'était pas
armé c'est seulement en 1970 qu'il sera armé "

Photo de l'Orage
En escale en 1968
aux Açores
Didier Mongin (à bord
de 1967 à 1969) |
|
Escale à Gibraltar
(janvier 1968)
"le clairon et un
mécano essayaient de faire rire le factionnaire
british"

Patrick Albert (à bord
de 1968 à 1969) |
voici une anecdote qui m'a été racontée par le
QM1 elect Benis qui a eu la chance de naviguer
sur le TCD Orage en 73 / 74 ......
Au
cours de leur mission en Polynésie l'ORAGE
a transporté des Tahitiens vers Papeete pour
cause de rentrée scolaire et autres raisons
humanitaires..... Et donc le populo local a
embarqué dans le radier dans la matinée sans
connaitre notre règlement !
Donc après l'appareillage, vers midi, pendant la
soupe ....... KGNEUUUUUUUU! !
"
De PC SECURITE .... Alarme incendie dans le
radier ! ! "en plein repas ! ! imagine ! !
En
fin de compte ce sont des gens comme nous ....
ils ont fait du feu pour se faire à manger et un
rondier a vu la fumée et a fait son boulot! !
Merci à
Maitre Emsec Collober
|
"J'ai une anecdote à propos du marin tombé à la
mer en 79, j'ai été, avec un autre camarade,
témoin direct de ce qui aurait pu tourner au
drame.
Nous étions trois affairés autour de la
baleinière, le classique marteau à piquer la
rouille le pot de minium et de peinture rien que
de la routine. La mer était calme mais tu
connais bien le TCD il lui en fallait pas
beaucoup pour rouler.
Le
malheureux matelot ( BIAUJAUD si ma mémoire est
bonne) on l'appellera B, avait le dos tourné à
la mer, lors d'un coup de roulis un peu plus
prononcé B s'est appuyé sur le garde-fou (une
fine élingue tressée) qui a rompue net, en
entendant le bruit plus le cri nous nous sommes
retournés et on l'a vu basculer à la mer sans
pouvoir réagir. Alerte donnée, le TCD a
immédiatement manoeuvré pour revenir à sa
hauteur, l'équipage du zodiac était paré sur la
porte du radier ouverte. Pas de chance le moteur
du zodiac refusait obstinément de démarrer alors
que tous les jours il partait au quart de tour.B
était à bout de force dans l'eau froide depuis
plusieurs minutes il avait de plus en plus de
mal à rester à la surface, c'est
alors qu'un QM1maneu tahitien (me rappelle plus
son nom mais son surnom Titoï) et un matelot lui
aussi maneu marin pécheur dans le civil,Guilcher
si je me souviens aussi, ont aussitôt plongés
pour lui porter secours.
Ont
a tous soufflé après ces minutes qui ont parues
des heures et B après un petit séjour à
l'infirmerie a pu reprendre son service.
Les
deux héros ont été chaudement félicités, puis
ont eus les honneurs de la presse locale et ont
enfin étés récompensés par les autorités. "
Éric Charpentier
|
Radio
Orage.
Je
faisais parti des animateurs et un dimanche j'ai
passé le 43 tours de Gainsbourg " AUX ARMES ETC..."
sans arrières pensées...
Pas de bol le Pacha avait des invités et j'avais pas
trop suivit les mouvements à bord .
Cela a a jeté un froid et bizarrement plusieurs
quintes de toux !
Éric Charpentier
-----------------------------------------------------------------------
A l'époque à bord nous
n'avions pas l'informatique de maintenant, mais cela
débutait. A Djibouti nous avions eu une panne de
"serveur" et il avait fallu assurer. J'avais
conservé, heureusement, une vieille machine à écrire
qui m'avait permis de remplir des formulaires comme
"au bon vieux temps". C'était en 1991 et aux
balbutiements de l'informatique embarquée.
Claude Gouriou |
le
Mardi 9 Mars 1971 l'Orage appareille de Papeete
pour Nouméa ...Vendredi 12 mars à minuit
changement de jour nous passons au dimanche 14
mars ...!!
Mercredi 17 arrivée à Nouméa ,mouillage dans la
grande Baie pour des raisons météo l'Orage
appareille le vendredi 19 mars ,direction
Bora-bora.. en mer exercice stade 0 sans arrêt
dans la nuit du lundi 22mars retour en arrière
des montres 1 jour jeudi 25 mars arrivée Bora et
arrivée à Papeete le 29 mars .A savoir, la 1re
bombe (DIONE), a explosée dans la baie de muru
le 5 juin 1971..
Et
le 1er octobre 1971 à 12 h30 l'Orage est dérouté
sur les Galápagos car le Mte LEGUEN vient de
faire crise grave de diabéte et il sera débarqué
a terre .
Francis Etienne
|
Salut les anciens de
l'Orage ! Grâce a Jean Christophe Rouxel , nous
revivons une partie de notre vie commune , on lui
doit tous un grand merci !
Mon anecdote est la
suivante : j'étais matelot , secrétaire du
commandant de la DP de MURUROA en 1970 et je
recevais les télégrammes avant le commandant ! . Un
jour j'ai reçu un télégramme qui disait que l'Orage
recherchait des matelots . Tout de suite j'y ai
répondu et inscrit le nom de mon frère jumeau plus
le nom de 2 potes et le mien bien sur ! ( avec l'
accord après du commandant de la DP !!, celui après
Guiastrenec).
Le retour en France sur
l'Orage fut la meilleure expérience de mon service
...le canal de Panama...Haiti...Vera Cruz et les
Acores (sans oublier l'escale au Galapagos , escale
médicale).
Je suis au Canada
depuis 1976, ce soir il neige en cette nuit de
Février et je revis avec nostalgie cette expérience
grâce au travail acharne de jean Christophe Rouxel .
Je veux dire a tous les marins de l'Orage que nous
partageons ensemble un bout de vie et je vous
souhaite du bonheur si vous étiez sur l'Orage en
1971 , on doit se connaître .. Jusqu'a maintenant,
j'ai recherche en vain des camarades. Salut et bon
vent !
Luc et Dominique
Rousselle |
|
une anecdote qui c'est
passé à Papeete lors d'un appareillage matinal vers
Mururoa en 1968.
La veille au soir j'étais de quart, lorsque deux
Aspirants Officier du bord, dont je ne me rappelle
plus les noms (je crois qu'ils n'étaient pas a bord
lors de la traversée), me demande d'aller faire un
tour en ville avec la voiture du Commandant qui
était garée à poste au pied de la coupée, dans le
détail je ne me rappelle plus ce qui c'est passé
réellement par la suite, mais le fait est que nous
sommes rentrés tôt dans la matinée et que le TCD
ORAGE attendait la voiture pour appareiller, les
moyens de levage du bateau était en attentes pour
embarquer l'auto, les haussières étaient en partie
libérées et l'EV Pezard (aujourd'hui Vice Amiral)
était en haut de la coupée avec le commandant prêt a
nous passer un savon ! Par la suite tout est rentré
dans l'ordre et il n' y a pas eu de conséquence
grave en dehors d'avoir enfreint le règlement car
nous étions de retour juste à temps et
l'appareillage n'a pas eu de retard.
Didier Mongin
(Chauffeur de la 403 noire !) |
Anecdote du TCD Orage
Mission Pacifique
1980-1981
Petit chien transitaire
de Brest à Papeete .
Passage de la ligne,
personne n'y échappe même pas lui

Majewski Jean-Pierre |
|
Une petite anecdote la
mission de l'Orage en 1982-1983 c'est aussi :
1 tour du monde
2 Canaux et 2 kg de
vitamines c
3 océans et 3 kg
d'aspirine
4 tonnes de peintures
9 détroits / 12 mers /
13 escales
16 tonnes de viandes
110 jours de mers / 208
jours d'absence
364 observations météo
420 consultations
médicales
971 vaccinations
2983.5 tonnes de gasoil
6464 kg de pain
34601 nautiques soit
64082 km
42000 comprimés de
nivaquine
28512000 tours d'hélice
informations concoctées
par:
Le médecin des armées
Michel Guiavarch
Le second maître
photographe Patrick Corrihons
Le matelot instituteur
Alain Blaise
Avec l'aimable
participation de Frederic Catherine,aspirant
dentiste et Mr plisson, peintre de la marine
Majewski Jean-Pierre |
Je montrais votre site
à mes collègues de travail, pour leur montrer ce qui
fut ma première "usine", quand l'un d'eux s'est
exclamé : "mais c'est l'Orage je connais !!!". Il
raconte alors qu'il fit son service militaire il y'a
25 ans, comme marsouin, et passa 10 jours à bord du
L9022 ; pour preuve, il alla illico chercher des
photos dans son casier ! Comme on dit le monde est
petit.. A 650 km de Toulon, je ne me serai jamais
douté qu'il y'avait, quelque part dans mon atelier,
des photos de ce fier vaisseau..
Dornier Thomas
En tant que chauffeur,
j'ai une anecdote !
" Lors de l'escale à
Madère, le Commandant Fuzeau avait réservé la
voiture, avec le CDT en second et le 3ème officier,
pour une visite privée. Je pilotais tout ce beau
monde, au volant de la 4L 3 vitesses ! Son moteur
était assez fatigué et elle consommait presque
autant d'huile que d'essence, et dans les vignes de
Madère, qui sont escarpées comme les cols des
Pyrénées, en regardant par le rétro, j'apercevais un
brouillard de fumée bleuâtre épaisse qui nous
suivait obstinément ... L'échappement poussif du
véhicule protocolaire du TD Orage !
1973 - Claude Sibéril |
En 1983 en partance
pour Papeete nous sommes tombés en panne de
moteur bâbord pendant la traversée du canal de
panama avec la combattante à bord, le commandant
Mèniolle a viré le pilote du canal par qu'il
allait nous échouer tellement le bateau était
incontrôlable. Nous somme restés à Papeete
plusieurs mois pour le réparer.
Matelot Cuillier
coiffeur artilleur arrière Tribord .
|
Changement de
commandant en Décembre 1988
Nous sommes alignés sur le pont d'envol au "garde à
vous" et il fait froid à BREST. Je suis à l'extrême
droite du rang car nous sommes placé du plus grand
au plus petit et je suis le plus petit (1m62). Nous
faisons donc face sur un rang au nouveau commandant,
aux officiers et à tout le reste de l'équipage.
Le commandant LABBIT quitte derrière moi le bâtiment
à bord d'une chaloupe. "Demi tour droite!" ordonne
le commandant en second à notre rangée. Et
j'effectue un superbe demi-tour GAUCHE ! Mon copain
d'à côté rigole! Le commandant s'éloigne et je me
concentre "droite, droite, droite!!"). Désormais,
nous ne devons plus tourner le dos au nouveau
commandant, "Demi tour droite !" nous ordonne une
nouvelle fois le commandant en second. Catastrophe!
j'effectue encore un demi-tour GAUCHE! Je croise le
regard noir du commandant en second, pendant que
tous mes copains d'équipage d'en face essayent de ne
pas rire aux éclats.
Patrick Taravella -
EMSEC |
En 92, j'étais
aspi (EOR) au Groupement Amphibie l'année 92. En
début d'année, j'avais fait une mission
sur l'Ouragan.
Arrive l'été,
mon commandant en second (C. de Frégate
Terrachon) me dit : "L'été, avec les baigneurs
sur les plages, on ne fait pas d'exercice....
Trouvez-vous donc un embarquement et allez
naviguer !".
Je cherche donc
comment me trouver une affectation, mais
bon, connaissant peu de monde dans la marine, ne
sachant pas à qui m'adresser pour savoir où et
comment il y aurait une place de midship à la
passerelle, je trouve rien.
Après m'avoir
laissé cherché quelque temps, à l'occasion d'une
discussion dans son bureau, mon commandant me
demande "alors, midship, vous avez trouvé pour
cet été ?"... "heu, non...".
Qu'a cela ne
tienne, il décroche son téléphone devant moi et
commence à prendre des nouvelles avec la
personne. Très naturellement, il lui demande les
étapes de la prochaine mission prévue, et répète
devant moi les noms formidables de Djibouti, La
Réunion, Monbassa, Alexandrie !
Puis il lui
demande s'il aurait besoin d'un midship de plus
à la passerelle, pour le quart... et oui,
justement !
Il propose donc
que j'embarque... et c'est conclu ! Il raccroche
et me dit en souriant, que c'était le Commandant
Kérautret et que j'embarquai sur l'Orage !
Voilà ce qui
m'a amené à faire une mission sur l'Orage. Ce
fut pour moi une mission mémorable !
Le commandant
m'a appris quelques temps plus tard qu'avec le
Commandant Kérautret, ils se connaissaient bien
: ils étaient entrés le même jour dans la
Marine, comme apprenti mécanicien à 16 ans.
Il avait donc
dès le début une petite idée de ce qui serait
possible pour organiser au mieux nos activités
et me permettre de connaître "l'autre TCD". Même
si je ne suis pas reparti en mission avec
l'Orage par la suite, cela m'a aidé pour la
préparation d'une mission des CTM dans la suite
de l'année.
J'ai gardé un
excellent souvenir de cette mission sur l'Orage.
... et j'utilise toujours (15 ans plus tard) le
porte clé que m'avait confectionné un bosco du
bord : une bille prise dans un "tressage d'un
bout de drisse".
Récit : Antoine
Herzog (EOR Groupement Amphibie de Lorient, 92)
|
Janvier 68, j'embarque comme jeune quartier-maître
fusilier sur l'Orage, beau TCD tout neuf il n'a même
pas d'artillerie,tellement il est urgent de
l'utiliser comme cargo pour transporter le matériel
du CEP naissant. A cette fin l'équipage est composé
de nombreux boscos appelés pour les manœuvres d'enradiage
et de cargo et bien sur qui dit bosco appelé dit
marin-pêcheur..... Entré en armement définitif le
1er Janvier 68,nous quittons Brest le 15 janvier
pour une "TLD" qui doit nous amener de St Nazaire en
passant par Gibraltar, Toulon(ou nous avons
malheureusement participé aux opérations de
recherche de la Minerve)Calvi pour des manœuvres
avec le 2em REP puis Funchal et Brest avant le 10
Avril pour notre premier départ en campagne.
Cependant, nous nous intéresseront plus
particulièrement à l'escale de St Nazaire, en effet,
nous devons nous arrêter dans ce port pour effectuer
des essais d'enradiage dans l'estuaire, essais qui
se déroulent parfaitement; le soir escale au port,je
suis de service comme sergent d'armes et je rappelle
les consignes aux permissionnaires, entre autres
l'heure de retour qui est fixée a une heure du mat
pour l'appareillage a 6 heures; la dessus, les
petits matafs s'envolent comme une volée de
moineaux.....
Une heure, je suis a la coupée pour contrôler les
retours, tout va bien sauf qu'il me manque un
matelot bosco, je lui laisse une petite demi heure
de sursis mais mon gars n'étant toujours pas rentré
je suis bien obligé de rendre compte au bidel qui
lui-même attends encore un peu mais est bien obligé
lui aussi de rendre compte au csd. Bien sûr il
s'agit d'un bosco marin-pêcheur qui sont des gars
débrouillards autant que portés sur la dive
bouteille,aussi il est décidé d'appareiller en
pensant qu'il pourra toujours rallier a Toulon.
L'Orage embouque donc au petit matin l'écluse de St
Nazaire et nous distinguons a quelque centaines de
mètres dans notre sillage un you-you qui semble nous
poursuivre, imaginez les hautes bordures bétonnées
du canal,la masse du tcd et un petit canot avec un
mataf en bleu de drap, le col flottant haut au vent,
une main sur l'aviron pratiquant une godille
effrénée, l'autre agitant a grands gestes son bâchi,
évidemment les veilleurs d'ailerons rendent compte a
la passerelle et tout l'état-major se précipite au
poste d'observation et nous pouvons voir le pacha et
le second écroulés de rire, imaginez notre bosco, le
regretté jacques Faizant aurait pu en faire un
dessin....
Épilogue :
L'Orage a été stoppé pour embarquer le "déserteur"
bien sûr il est passé au trapèze et nous avons
appris qu'en bon marin pêcheur il avait plus que
copieusement arrosé l'escale, s'étant endormi dans
une voiture ouverte, a son réveil, se rendant compte
de son retard, il avait emprunté un you-you en
voyant passer son bateau. Je crois savoir que la
punition a été symbolique en reconnaissance de la
tranche de rigolade prodiguée à tout
l'équipage......
Récit : Patrick Albert |
|
Le départ de Toulon se
déroule avec à bord le ministre de la Défense
Monsieur Pierre Joxe, le ministre de la mer Monsieur
Le Drian, le Chef d'Etat Major des armées, l'amiral
Lanxade, et le général Cot, commandant la 1ère
armée. Anecdote amusante, la démission du
gouvernement s'est effectuée alors que les ministres
étaient à bord (ministres en franchissant la
coupée, ex-ministres en quittant le bord par
Super-Frelon)
Remerciements Yannick
Kerautret
Arrivée à bord des ministres

Et Départ des
ex-ministres ...
Remerciements Yannick
Kerautret
Origine Atelier
photographique port de Toulon |
Mr Le Drian, Secrétaire d'état à la mer
Mr Joxe, Ministre de la Défense
Remerciements Yannick
Kerautret

Remerciements Netmarine
|
|
J’ai un client qui a
servi quelques mois à bord du TCD en 74 /75 et qui
m’a raconté que pendant un séjour dans le pacifique
sud les gars ont fait grève des manœuvres, pour
protester de n’avoir à manger que de la langouste
pendant 3 semaines…
Eric Charpentier |
|
|
Comment aider les
journalistes dans leur métier ?
Suite à la démission du
gouvernement, nous avons organisé à bord un concours
entre les différents journalistes embarqués (que
nous avions logés à l’infirmerie grâce à l’amabilité
et la compréhension du médecin par égard envers leur
estomac). Ils devaient fournir leurs pronostics pour
l’attribution des principaux portefeuilles
ministériels.
Ayant eu la composition
du gouvernement par message sur les coups de 6 h du
matin, je leur ai fait un branlebas musclé, en leur
confiant qu’on ne risquait pas d’être informé avec
des journalistes qui dormaient. Cette annonce ne les
a pas beaucoup troublés, et je pense qu’ils auraient
vite refermé les yeux si je ne leur avais annoncé la
nomination de monsieur Bernard TAPIE comme Ministre
de la Ville. Pour la vérité, sachez que c’est un
cameraman qui a gagné le concours.
J’ai ensuite sollicité
Frédéric MARTIN, matelot manœuvrier qui s’occupait
de Télé Orage , et qui souhaitait devenir lui-même
journaliste (il est grand reporter aujourd’hui et
j’ai eu le plaisir de le retrouver un moment à
Nantes comme correspondant de TF1) , pour qu’il
veuille bien interviewer les journalistes embarqués,
ce qui a donné un très beau reportage diffusé à
bord.
Enfin, comme nous n’étions pas certains d’avoir
temps disponible et météo favorable en arrivant à
Rijeka, la cérémonie de remise des bérets ONU(qui
devait avoir lieu en entrant dans les eaux
territoriales seulement) s’est déroulée
symboliquement la veille sur le Pont d’Envol pour
permettre aux journalistes embarqués d’immortaliser
l’évènement sur la pellicule ou la bande vidéo et
ainsi de transmettre à leurs rédactions des images
où curieusement la côte de Dalmatie défile sur
bâbord en faisant cap au nord de l’Adriatique.
Récit - Yannick
Kerautret - Ancien commandant
|
Photos en rapport à
l'anecdote de gauche !

Les journalistes à bord

Remerciements Yannick
Kerautret
Origine Atelier
photographique port de Toulon
|
Je me souviens d'un
camarade timonier qui s'appelait CIRON qui
avait construit une chaussure équipée d'un
moteur et d'un système de télécommande que nous
faisions évoluer dans le radier.
De plus avec lui et
quelques autres je suis à l'origine de "Radio
Orage" que nous diffusions à partir d'un petit
local proche de celui des émetteurs radio. Les
émissions commençaient par la chanson "l'orage'
chantée par Gigliola Cinquetti reprise en
français par France Gall.
Paroles de la
chanson
Quand on a quitté
la ville dans ton automobile
Pour aller à la chasse aux cailles
Il y avait un ciel d'azur on a pique-niqué
Sur une meule de paille
Quand on a repris la route les premières gouttes
Sur les vitres sont tombé dès notre arrivée
L'orage a fait tomber sur nous toute la pluie du
ciel
L'orage nous a surpris mais en attendant
l'arc-en-ciel
Moi je me suis abritée sous ton grand ciré
Sous ton ciré tu m'as serré
Dès le lendemain matin le fusil à la main
Tu t'es caché dans les fougères
Moi et ton vieux chien noiraud
On portait sur le dos tes cartouchières
Mais on est revenu sitôt qu'il a plu
Sans une caille sans un canard sous les nuages
noirs
L'orage a fait tomber sur nous toute la pluie du
ciel
L'orage nous a surpris mais en attendant
l'arc-en-ciel
Moi je me suis abritée sous ton grand ciré
L'orage nous a surpris mais en attendant
l'arc-en-ciel
Moi je me suis abritée sous ton grand ciré
L'orage a fait tomber sur nous toute la pluie du
ciel
La pluie du ciel
Attila KERTESZ QM2
radio à bord de Mai 69 à NOV.70
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Samedi
24/07/1971 à 20h00
Communication
de radio Orage.
A ce jour le
TCD Orage à parcouru :1.500.000 miles
soit 3 000
000 km, ou il aura parcouru le 9/10 du
trajet terre / lune... o
u 448 382
fois les champs Elysées,
13 890 fois
le tour de l'ile de Tahiti,
ou 4 999 952
fois le tour de poitrine de Raquel Welch...
Remerciements Francis Etienne
Extrait
agenda 1971
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Juin
1992 - Torpilles et Roulis
Départ de Brest
pour trois mois de mer, nous étions de service à
la passerelle pour le départ . Après avoir passé
le goulet puis la pointe st. Matthieu direction
le sud vers Toulon. On se retrouve donc de
travers à la forte houle résiduelle du coup de
vent de la veille et aussitôt ce bon vieux Orage
prend son fort mouvement de roulis habituel et
aussitôt un bruit,très fort se met à suivre les
coups de roulis, BANG.... BANG.... BANG...
Quelque chose
tapait très fort sur le pont d'envol. Après
vérification c'était un stock de torpille que
l'on devait livrer à Toulon qui étaient
saisinées dans des conteneurs en bas de la
passerelle. Les conteneurs étaient
perpendiculaire à l'axe du navire et les
fixations des torpilles étaient défectueuses
dans les tubes. Le bruit très violent était donc
les torpilles qui frappaient l'extrémité des
tubes. Panique à bord ça aurait pu finir par
sauter. Le commandant est appelé d'urgence pour
constater le problème et prendre les décisions
qui s'imposent. La solution proposée fut de
détacher les conteneurs et de les mettre dans
l'axe du bateau .
Le matelot Crénéguy
et moi étant sur place et venant de passer notre
permis cariste deux semaines avant à l'arsenal,
on s'est retrouvé aux commandes du "manitou" qui
était à bord. Il a fallu plus de deux heures
pour que tout rentre dans l'ordre sur un pont
d'envol qui prenait 15° de gîte à chaque coups
de roulis et tout ça sans freins sur la machine,
ce fut très sportif !
Remerciements Ildut
Mazé |
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Océan
Indien - Été 1992
Relève de quart à
la passerelle pour un minuit quatre heure. On
relève les quatre boscos du quart précédent qui
peuvent alors aller se coucher, seul leur
premier maître reste coincé avec nous car tant
que notre chef n'arrive pas pour le relever, il
ne peut quitter son poste. 00h30 toujours pas de
nouvelles de notre second maître. 00h35 la
commandant vient faire un tour à la passerelle
et s'installe dans son fauteuil face à la mer,
le premier maître du quart précédent toujours
coincé là vient me dire furax dans l'oreille
d'aller réveiller mon chef qui doit avoir une
panne d'oreiller. Je m'éclipse discrètement de
mon poste de veille et redescend deux ou trois
ponts plus bas dans le poste de mon chef, le
secoue dans son lit en lui faisant remarquer que
ça fait 45 minutes qu'il devrait être de quart
et que le pacha est là, alors il ferait bien de
se bouger. Aussitôt mon chef se lève commence à
s'habiller, je le laisse donc et remonte les
marches quatre à quatre pour reprendre mon
poste à la veille, et deux minute plus tard mon
second maître arrive a la passerelle dans le dos
du pacha heureusement, car il était en caleçon !
Son réveil un peu brutal ne lui avait pas
réussi, et il avait du arriver à la passerelle
pour se rendre compte qu'il lui manquait la
pièce maîtresse de son uniforme. On en a rit à
bord pendant très longtemps...
Remerciements Ildut
Mazé |
Une
vache en mer ... 1992
un après midi
d'avril, retour de Rijeka, matelot Mazé à la
veille avec le matelot Crenegui, le commandant
Kerautret monte à la passerelle, s'installe dans
son fauteuil de pacha et scrute l'horizon avec
ses jumelles; Du coup on redouble d'attention,
et là il nous demande si on a signalé l'objet
dérivant qui était droit devant. On était bien
embarrassé car on ne l'avait pas encore vu. Il
nous demanda alors d'identifier l'objet qui
flottait loin devant entre deux eaux. Après de
longues minutes les yeux collés dans les
jumelles, j'annonce haut et fort avec une
certaine appréhension:" vache genre pie noire
droit devant".
Le pacha me
transperça du regard en me demandant si c'était
une plaisanterie car il n'y avait aucunes
côtes à l'horizon alors qu'est ce qu'une vache
ferait là ! Et quelques minutes plus tard on a
croisé une vache en perdition qui nous a tous
laissé dubitatifs.
Remerciements Ildut
Mazé
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ADIEU A
L’EX-MALOUINE
Brest,
25 février 1985 – L’ex-« Malouine », à quai le
long de l’épi 3, voit s’approcher d’elle deux
remorqueurs de la DP. Ne possédant plus aucun
moyen propre pour se déplacer, elle va être
amenée par ces deux remorqueurs sur l’arrière du
T.C.D. « Orage », amarré quant à lui le long de
l’épi 4. Le T.C.D. est prêt, porte baissée,
trois mètres d’eau dans le radier. Les amarres
de l’ex-« Malouine » sont lancées sur les plages
arrière du T.C.D. et doucement, à bras d’hommes,
l’ex-dragueur est halé vers le fond du radier
préparé pour son dernier voyage. Car c’est son
dernier voyage ! L’ex-« Malouine » ne le sait
peut-être pas : la mission de l’« Orage »
consiste à l’amener puis à la déradier sur une
zone d’exercice où les tirs conjugués de
l’Aéronavale, du T.C.D. et les moyens embarqués
à bord du 2ème G.P.D. vont mettre fin
à ses jours. Triste mission …
26
février – L’« Orage » est sur zone, les éléments
du 2ème G.P.D. ont fini de placer
charges et détonateurs, nécessaires en derniers
recours si l’Aéronavale et le T.C.D. ne
parviennent pas à faire sombrer la condamnée. Le
déradiage sera moins évident que l’enradiage,
une houle assez puissante, pénétrant par vagues
successives dans le radier, tend à renvoyer la
coque de la « Malouine » vers l’intérieur du
radier. Moment émouvant : presque entièrement
livrée à elle-même, l’ex-« Malouine »,
pressentant peut-être où on voulait la mener, a
eu un dernier sursaut en voulant repénétrer
entre les flancs de l’« Orage ». Hélas, rien n’y
a fait, en pleine mer, la « Malouine » est
restée seule quelques heures, à faire ses adieux
à celle qui l’a portée pendant tant et tant
d’années.
-
13h30. Début des tirs de l’Aéronavale. Quelques
impacts le long de la coque, la passerelle est
touchée, une brèche est ouverte à l’étrave.
-
14h45. Début des tirs de l’« Orage », quelques
coups pour ajuster, suivis de nombreux coups au
but.
-
La
« Malouine » s’enfonce lentement vers l’avant,
pendant une dizaine de minutes, puis tout va
très vite.
-
15h30. L’ex-« Malouine » a vécu.
-
15h33. Hormis quelques planches éparses, rien ne
subsiste de l’ex-« Malouine », dragueur côtier
de construction canadienne qui, après avoir été
lancé en 1951 sous le nom de « Cowichan », avait
été versé à la France en 1954, au titre du pacte
d’assistance mutuelle.
Aucun marin, digne
de ce nom, ne peut assister à une telle scène
sans être ému, voire bouleversé ; Repensant à ce
que fut la vie de ce bâtiment, au nombre de
nautiques parcourus sous toutes les latitudes
pour le renom de notre Marine, repensant à ses
différents commandants, à ses différents
équipages … Combine sauront – même s’ils s’en
doutent – comment la « Malouine », sur laquelle
ils ont tous été un jour fiers de servir, a fini
sa vie.
Je n’ai
jamais servi sur la « Malouine », mais, pensant
à vous tous, un peu de moi s’est enfoncé avec
elle dans cette Océan que nous servons tous au
travers de notre Marine.
Maître
transmetteur Pierre Trapu, à bord du T.C.D.
« ORAGE »
Le 4 mars 1985
Ouest-France - Février 1985

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Corymbe -
2006
Garde
d'honneur / Pont d'envol

1980
Lorsque je suis arrivé à Brest en Juillet
1980 après avoir fait mes classes à l'Ecole
du Service de Santé à Libourne, j'ai été mis
en subsistance sur la Jeanne d'Arc, l'Orage
étant alors en mission en Afrique.
J'ai
donc reçu tout mon paquetage en étant sur la
Jeanne qui était alors au bassin.
Fier
de ma nouvelle tenue, je suis monté un soir
sur le pont d'envol et à peine avais-je eu
le temps d'y monter qu'un coup de vent
m'emporta la casquette toute neuve au fond
du bassin. Ce qui me permis de voir de très
près les hélices de la Jeanne.
Il me
fallait donc trouver une solution pour
"visser" un peu mieux la casquette sur la
tête. C'est ce que je fis avec des feuilles
de service pliées et placées dans le
pourtour de la casquette. Ces feuilles sont
de la Jeanne.
Mais
en Octobre suivant un coup de vent dans le
Pacifique failli me faire connaître une
nouvelle mésaventure... Nouvelle séance
d'arrimage avec une feuille de service de
l'Orage en date du 20 Octobre 1980, jour
d'arrivée à Mururoa.
Alors
la voici. Dernier vestige caché et oublié de
mon temps sur l'Orage....
Dominique DURIEZ
Feuille de
service du 20 octobre 1980

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« Sauvetage sur
le KWANZA » - 5 avril 2005
Le mardi 5 avril
2005, le TCD Orage en mission Corymbe au large
de la Guinée Conakry, intercepte un appel à
l’aide sur VHF 16. Cet appel lancé en l’air
provient d’un navire marchand, le MV KWANZA,
battant pavillon panaméen, en route vers Dakar
et distant de plus de 180 nautiques. Ce dernier
a un blessé grave à bord. Après contact avec
lui, il est décidé d’effectuer un rendez-vous à
la mer le plus tôt possible pour transférer
l’équipe médicale de l’Orage sur le KWANZA. Le
ton du commandant du navire marchand est
manifestement très inquiet.
En moins de cinq
heures l’Orage rejoint le Kwanza.
Vers 18h30,
l’équipe médicale, brancardiers et manouvriers
se rendent par zodiacs, à bord du Kwanza où
l’immense échelle de coupée a été préalablement
disposée. Rapidement, le médecin évalue la
situation et établit son diagnostic : Le patient
a une fracture ouverte de la jambe droite. La
blessure a été provoquée par la chute d’un
container à poubelle pesant près de trois tonnes
sur la jambe de l’infortuné. L’équipe médicale
prodigue les premiers soins, enlève l’attelle
posée par l’équipage indien du Kwanza,
désinfecte la plaie, réduit partiellement la
fracture et administre les calmants nécessaires.
A bord du KWANZA, l’équipage inquiet retient son
souffle. La tension et l’émotion retenue sont
palpables. Les conditions quelques peut
sommaires à bord du KWANZA n’autorisent que
difficilement une surveillance du blessé, il est
donc décidé de le transférer vers l’hôpital de
l’Orage. Les brancardiers découvrent alors qu’un
brancardage effectué à bord de l’Orage, est une
partie de plaisir à côté de celui effectué sur
le Kwanza. A cœur vaillant rien d’impossible,
l’équipe médicale procède à l’évacuation, en
prenant soin de ne pas aggraver la douleur du
blessé.
Vers 20 heures, le
patient est récupéré par zodiac puis hissé à
bord de l’Orage où il est attendu. L’équipe
médicale entre de nouveau en action. Après une
séance de radiographie, et de soins pratiqués
par des mains expertes, notre blessé s’endort
paisiblement pour la nuit.
Parallèlement, des
contacts ont été établis avec l’armateur du
bâtiment et sa compagnie d’assurances, ainsi
qu’avec les pays les plus proches, en vue d’une
évacuation et d’un traitement rapide du blessé
dont l’état requiert une opération au plus tôt.
La guinée Conakry ne souhaitant pas recevoir un
bâtiment français à cette période, c’est
finalement la Sierra Leone qui sera choisi,
avançant ainsi de 24 heures l’escale prévue à
Freetown.
Mercredi 6 avril,
le marin est transporté à l’aéroport de Freetown
pour être évacué vers Dakar. Il y sera opéré le
soir même. Un chaleureux message de remerciement
des assureurs et de l’armateur rassure : Le
blessé a été opéré avec succès et pourra
remarcher dans quelques mois. Cette opération de
secours en mer aura permis de sauver un jeune
homme de 22 ans, et de montrer, une fois encore,
que la solidarité entre marins n’est pas un vain
mot.
Coïncidence
heureuse, c’est ce même bâtiment, le KWANZA, qui
livrera, un peu plus tard à Dakar, l’huile
nécessaire au bon fonctionnement des moteurs de
l’ « Orage ».
Copie du mail de
remerciements : NAVIRE ORAGE
A l’attention du
Commandant de Gaullier des Bordes et à son
équipage
Monsieur le
Commandant,
Nous souhaitons
simplement au nom de l’opérateur du navire
Kwanza, de son Commandant, et de son équipage,
et de nous même vous écrire ce mot de
remerciement.
Merci pour votre
aide et votre intervention si efficace, merci
pour donner autant d’éclat et de substance à
l’exécution de votre mission.
Nous vous prions
d’agréer, Monsieur le Commandant, Messieurs les
membres d’Équipage, l’expression de notre plus
profond respect.
FRANCE P&I
Bertrand de Gaullier des Bordes - 2005 |
Avant de
devenir bosco sur l'orage , je devais en fait
être covel (chauffeur), mais à l'époque lorsque
tu rentrais à bord les appelés étaient
sélectionnés en arrivant par un officier du bord
.
Lorsque
nous sommes arrivés le LV Lebolzer qui était
chef du service CDN nous a trié par nom et par
région : ainsi un alsacien avait plus de chance
de se trouver comme mécano , un parisien ou un
lyonnais comme motel ou elec un savoyard comme
Securitar etc... Pour ma part , quand il a vu
mon nom : "Moullec , c'est breton çà !" allez tu
sera bosco ! j'étais aux anges , car je voulais
une spécialité de pont et j'en avais marre de
la mécanique , j'étais super content et fier de
faire parti du service CDN , avec le Capitaine
Lebolzer sous mes ordres ... bien sur !!!
Jean-Francois Moullec - 1982
---------------------------------------------------------
Émission
"Blogs à part"
France Inter
4 décembre
2006

Format MP3
- 2,496 Mo
Durée 2 mn 39 sec
Source - Site Web France Inter
|
|
Article de Presse
-
1er avril 2007 -

Source et copyrigh : Le
Poisson |
Je viens de
consulter votre site. Il y est fait mention des
locaux disciplinaires. Ces locaux ont définitivement
perdu leur destination initiale lors du grand
carénage du TCD qui s'est déroulé à Brest de
l'automne 1992 à la fin de l'hiver 1993. Les
dispositifs destinés à entraver les détenus ont
ainsi été retirés, la cloison de séparation
retirée et ces deux geôles sont devenus une zone de
stockage d'eau de source en bouteille. A cette même
date, le matériel du tailleur, situé dans une
pièce attenante, a également été débarqué. A l'issue
de ce carénage, une page a été tournée puisque des
fonctions prévues dans les années 60, tels que la
prison, le tailleur, le cordonnier et les cuves de
stockage du vin, ont été supprimées pour dégager de
la place.
Jean-Louis Sciacaluga |
|
1975
J'étais matelot à
bord du TCD Orage pour la campagne 1975, j'avais
comme fonction conducteur de véhicules. Nous
étions 3 matelots affectés à ce travail, je me
souviens du nom d'un de mes collègues, Claude
Clément et le troisième habitait Lomme dans le
Nord.
Pour l'anecdote, nous avons été 2 matelots et un
quartier-maître à avoir un léger retard à
l'appareillage à Acapulco. Il s'agissait de
Jean-Luc Bordes et Daniel Guenot.
|
1974
Aux îles Marquises, à
la demande du Pacha, l'équipage du LCPS (Vedette du
Pacha), nous nous sommes rendu dans une crique pour
nous baigner. Nous étions déjà dans l'eau au milieu
de la crique, lorsque nous avons vu une marquisienne
qui nous a dit d'éviter de nous baigner là car il y
avait des requins. Je peux te dire que nous n'avons
jamais nagé aussi vite pour regagner le rivage ou
l'embarcation qui était au mouillage.
Dominique BOUTILLIER |
Deux matelots appelés du contingent, un
manoeuvrier et un mécanicien, portant le même
nom mais n'ayant aucun lien de parenté étaient
affectés à bord de l'Orage.
Un jour, le
mécanicien, eu besoin d'une consultation en ORL
à l'Hôpital Jean Prince à Papeete.
Malheureusement (ou heureusement), la
convocation fut adressée au manoeuvrier qui
s'exécuta et se rendit à la consultation sans
trop se poser de question.
Arrivé sur place,
il s'est présenté à l'O.R.L. qui s'aperçut que
ce n'était pas lui qui était prévu en
consultation mais le mécanicien du même nom.
Le médecin qui
l'avait reçu, ne voulant pas en rester là,
voyant que ce jeune homme avait un décollement
important des oreilles, lui proposa une petite
opération de "recollement". Parti pour une
consultation qui ne le concernait pas, il revint
avec les oreilles recollées et un petit bandage
autour de la tête.
Nous repartimes donc en mer, l'un avec les
oreilles recollées et l'autre, malheureusement,
toujours souffrant de son problème d'O.R.L.
Jean-Jacques
BERNARD - 1976
|
Arrière 444 dans
le triangle des Bermudes
Lors de la campagne de janvier à juin 1976,
pendant le quart de 12 H à 15 H à la machine, en
pleine mer, en transit entre Porto Rico et Sunny
Point, l'ordre nous est donné : "Arrière 444 -
manoeuvre d'urgence".
Nous exécutons immédiatement l'ordre et nous
demandions ce qu'il pouvait y avoir de si grave
pour exécuter une telle manoeuvre en pleine mer.
D'autant plus que
sachant que nous allions traverser le "Triangle
des Bermudes" tous les livres concernant ce
sujet un livre édité peu avant sur ce sujet
inquiétant étaient disponibles à bord achetés
par l'équipage.
Je suis monté sur le pont voir ce qu'il se
passait et je n'ai rien vu du tout. La
passerelle nous a indiqué que leurs premières
investigations les laisser imaginer qu'il
s'agissait d'une grande coque de bateau
retournée dans l'axe de l'ORAGE. Nous nous
sommes approchés à allure réduite et il
s'agissait en fait d'un immense parachute. Les
boscos ont tenté de l'attraper au grapin mais
cela n'a pas fonctionné. Ils ont juste réussi à
percer la toile qui a commencé à sombrer. Puis
elle a coulé et est passé sous l'Orage.
C'était si grand
que l'on pouvait voir la toile des deux bords de
l'Orage.
Je n'ai jamais su
ce que ce parachute faisait là surtout qu'il n'y
avait aucune trace d'avion ou autre.
Si quelqu'un peut
compléter cette information cela me fera très
plaisir car depuis 1976, j'attends la réponse à
mes questions.
Jean-Jacques
BERNARD - 1976
|
|
1968 - Dans le Radier
Il y avait à bord, un
appelé, moniteur de Judo ! Tous les soirs il nous
donnait des cours de judo dans le radier ,et comme
pendant l'échauffement nous faisions pas mal de
bruit , le pacha est venu voir ce qu' il se passait
, et lorsqu'il nous a vu , il a trouvé ça très bien
et nous a félicité , en nous demandant de faire un
peu moins de bruit
René Gaulme |
Pour ma part, souvenirs un peu particuliers que ce
TCD, je n'ai jamais été affecté à son bord, que je
devais connaître malgré tout suite au "crash" du
Duperré dans le raz de Sein par une certaine nuit du
12 janvier 1978. J'y étais .
Premier et dernier naufrage dans ma carrière de
marin. Bien passons, les souvenirs de cette nuit si
particulière sont encore gravés dans ma mémoire, eh
oui ça marque !
Pour en revenir à l'Orage,
après une évacuation d'urgence effectuée par le
canot de la SNSM et transfert sur un dragueur de
mines qui nous à ramenés vers Brest, nous nous
sommes retrouvés au petit matin à bord de ce
bâtiment qui allait devenir notre hôte pendant
quelques jours. Petit déj copieux servit à des gens
compléments à la "ramasse" car encore sous le choc
des évènements de la nuit. Ensuite tout le monde au
"dodo" jusqu'à onze heures environ. La grande
majorité était en effet debout depuis 8 heures la
veille. Le soir nous avons assistés au retour de
notre EE remorqué et bien amoché, depuis le pont de
l'Orage,
que nous devions squatter pendant encore quelques
jours. Au passage, j'en profite pour adresser mes
remerciements à l'équipe du PC Trans pour m'avoir
permis de contacter mes parents par téléphone, les
médias de l'époque faisant état de plusieurs morts
et disparus. En fait, aucun.
Jean Claude RITA |
|
Canal de Panama - 1968
Nous nous sommes présenté à
la 1° écluse normalement , puis à la dernière écluse de
l ' entrée , nous sommes tombé en panne de barre , donc
nous avons demandé une remorque que nous avons eu et qui
se met en pointe pour le reste de la traversé , il y à
un lac après les écluses de l 'entrée , alors là , ça s
' est corsé , car avec une seule remorque !!! et bien l
' ORAGE était incapable de la suivre en ligne droite
donc le " cul " du bateau allait de gauche à droite
avec une bonne amplitude , je peux vous dire que la
forêt vierge , je l 'ai vue de très près ( 5 à 6 mètre
peut-être moins ) , et c 'est là que j 'ai fais
connaissance avec "le local à vélos", 2 vélos à couple
et vas-y que je pédale 10° à droite , 10° à gauche ,
de plus il y faisait au moins 40° ( celsius ) dans ce
local , bon mais
attend..........attend............attend ......... (avec
l accent ) , c 'est pas fini , alors on arrive aux
écluses de sortie , toujours avec la remorque devant
alors les surprises ne venant jamais seules , les porte
s 'ouvrent et là stupeur !!! dans la passe il y avait
déjà un tout petit raffio ( par rapport à nous ) donc
on s 'engage dans la passe , pas de remorque arrière ,
pour stopper hein je vous la pose la question..... et
ben la remorque on a failli la manger , l ' ORAGE à
commencer à partir de travers ( car il me semble que
nous avions une panne machine aussi , donc qu'une hélice
) , bref , je sais ce que veut dire " les rats quittent
le navire" , les occupants du petit raffio ils n 'ont
pas longtemps à le quitter leur navire!!! mais comme on
dit tout est bien qui fini bien , puisqu'il n'y a pas eu
de casse , peut-être à nos pédaleurs dans le local barre
: enfin nous quittons PANAMA , et l ' Etat Major décide
de faire relâche aux GALÁPAGOS
René Gaulme |
1989
J'étais VSN. Pour le 14
juillet l'équipage servait de grognard a l
ambassade. Un marin avait "soif". Nous l' avons
ravitaille, et il nous avait invite.
On est arrive au port,
j'avais la panda rouge gare ce jour la entre les
limousines noir des ambassadeurs. On a eu un
bakchich pour arrivé au bateau. On est monte a bord,
puis on nous a fait descendre en disant que on
entrait pas dans un bateau comme ca, on nous a dit
d'attendre en bas. Puis une personne est arrive avec
un sifflet et on nous a fait monte avec le sifflet!
Moi j'avais des béquilles a cause d'un problème
relationnel avec une huitre, puis on est reste la
soirée. Apres on a emmené des marins a Treichville.
Quand j'ai eu le pied
abime, deux personnes m ont propose de m aider si
nécessaire a Abidjan, un patron de restaurant et un
expatrie. Quand je suis monte sur l orage, un des
deux tops (le chef ou son second) m a propose de
voir le médecin du bord et a indique qui je pouvais
contacte dans la marine après le départ du bateau.
Etant Breton, j'ai apprécié cette solidarité, que je
n'oublie pas, et a laquelle il n y avait pas d
obligation (surtout que je n étais pas invite sur le
bateau).
Par contre l'air
conditionne, je sais pas qui l avait fabrique, mais
c était pas terrible sur le bateau.
Je suis reste 2 ans a
Abidjan, je regrette cette ville, et je n'oublierai
jamais le bicentenaire passe sur l orage, je crois
que il y avait un navire américain appareille juste
a cote. J'ai depuis suivi l'histoire de ce bateau,
notamment a Haïti, Liban et surtout au Liberia
(j'habitai aux USA quand il a évacué les
américains). Moi ca m donne envie de voyager depuis.
Eric Levoir
|
La Réunion - Port
des galets juin 1988
Je suis de garde
d'honneur pendant les manœuvres d'accostage, vu d'en
haut, mes camarades et moi-même trouvons que
l'approche était un peut trop rapide, on se regarde
un poil inquiet! Et ça ne rate pas! un gros choc
nous déséquilibre! l'arrière a percuté le quai, on
se précipite pour voir les dégâts, un morceau de
coque enfoncé de taille respectable. Je crois me
rappeler que c'était à l'arrière, car j'ai un
souvenir que les dégâts se trouvaient au niveau du
local barre, je ne sait pas qui était à la manœuvre,
mais ça a du chauffer à la passerelle!
|
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Eté 1988
J'étais matelot mécanicien
pendant la mission océan indien de l'été 1988. J'ai un
souvenir pas banal du 14 juillet à Mombasa, je faisait
partie du tiers de service, donc pas de fête.
A l'appel par compagnie du
matin du 15, sur le pont d'envol supérieur, on s'est
vite aperçu que les rangs était très clairsemés, le cdt
en second aussi s'en aperçoit (CV Dechaume-Moncharmont
de mémoire). Les chefs de Cie en rendant l'appel étaient
dans leur petits souliers vu l'ampleur des vides, pour
couronner le tout, un sécuritar qui chancelait à coté de
moi me répète qu'il se sent mal,( Faut dire que c'est un
des rares qui a trouvé suffisamment d'énergies pour
rentrer à bord pendant la nuit), en un mouvement, il
fait demi-tour, s'accroche au bastingage et revoie dans
le radier son repas de la veille dans un horrible bruit
de gargouille, il n'ya guère que l'O2 qui n'a pas
partagé le terrible fou-rire des rescapés de la fête
nationale, j'ai quand quand même porté secours à mon
pauvre camarade avant qu'il ne tombe dans le radier.
Les valides ont eu pour
mission de se répandre à Mombasa par équipe de trois, et
de rechercher les fautifs.
Mission accomplie en fin
d'après midi, je passe sur les détails de l'état dans
lequel on a retrouvé nos frères de la côte. Vu le grand
nombre de coupables, il n'y eu absolument aucune
punitions, peut-être que les instances supérieures ont
estimés que le 14 juillet avait été dignement fêté ?
Stéphane Tanguy |
Et vous ? Racontez-moi ....
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